• Deux hommes se serrant dans les bras

    Les proverbes créoles martiniquais

Née dans la première moitié du 17ème siècle, la langue créole est une mosaïque d'une extraordinaire richesse. Aux legs amérindiens sont venus s'ajouter les dialectes des colons français, des Noirs d'Afrique de l'Ouest et, plus tard, des Coolies d'Inde ou de Chine. Les proverbes créoles, contrairement à une idée reçue, ne sont pas des paroles du passé, des « pawol an tan lontan » (paroles du passé) comme on dit en Martinique. Le proverbe est immortel, éternel, et indispensable. Comme on dit en Martinique : « Pa konnet mové » (Il est mauvais de ne pas savoir). Cliquez sur le titre pour lire la moralité.



Tant qu'on a de l'argent on a des outils
L'argent donne du pouvoir.

"Trop pressé" ne fait pas le jour commencer plus tôt.
Il ne sert à rien de courir, qu'il vaut mieux accomplir les choses en toute sérénité.

Vendre du vent pour acheter de l'air

Se démener pour rien.

Il y a vingt ans que le derrière était pris, le devant ne le savait pas.
On ne s'aperçoit pas rapidement d'une chose qui se passe chez soi.

"Oui" ne possède pas de "pourquoi".
Lorsque l'on répond "oui" à une question, on évite les éventuelles questions suivantes.

Les enfant sont le plaisir du cul.
Les enfants sont le fruit du plaisir sexuel.

On échange pas des paroles contre des coups.
Les mots ne peuvent justifier la violence.

On ne nourrit pas un cheval pour qu'il soit monté par un officier.
On ne prend pas soin de quelqu'un ou quelque chose pour qu'un autre l'utilise à ses fins.

On n'envoie pas de pierre dans un manguier qui ne porte pas de fruits
On n'investit pas dans un projet qui ne procurera pas de bénéfices.

Les affaires du cabri ne sont pas celles du mouton
Il faut savoir se mêler de ses affaires et non de celles des autres.