Savane des esclaves

Située en région rurale des Trois-Ilets dans le quartier La Ferme, la Savane des Esclaves est un parc de 2 hectares créé par Gilbert Larose.

Sans aucune aide financière et de son propre chef, Gilbert Larose aurait tout d'abord déboisé le coin et reconstitué un village « Antan Lontan » avec l'habitat et le mode de vie des « nèg-mawon », les esclaves qui fuyaient les plantations pour se réfugier sur les mornes et vivaient en étant autonomes.

Il y aurait également planté des bananes, des choux de chine, de la patate douce et du manioc. La visite guidée dure environ une heure. Elle vous fera replonger dans le passé et les traditions martiniquaises.

Au cours de cette visite guidée, vous pourrez voir les cases en bois, les plantes médicinales, les jardins et oiseaux ainsi qu'un petit musée consacré à l'esclavage. Des animations (fabrication de cassaves, de cacao, dégustations et concerts) sont proposées régulièrement autour du thème de l'esclavage et du passé de la Martinique.

Une boutique propose les produits de l'exploitation, et pour le plaisir des plus petits il sera capable d'y acheter des glaces et des jus de fruit.,

Pour s'y rendre, direction les Trois-Ilets et ensuite suivez les indications.

Crédit des photos : https://www.lasavanedesesclaves.fr
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Case en bois à la Savane des esclaves
Case en bois à la Savane des esclaves
Case en bois à la Savane des esclaves
Case en bois à la Savane des esclaves
Village des eslaves à la Savane des esclaves
Village des eslaves à la Savane des esclaves

Musée Frank A. Perret

Situé à l'emplacement de l'ancienne batterie d'Esnotz, le Musée Frank A. Perret également appelé Musée de la catastrophe de 1902 qui domine la mer a été ouvert en 1933 par la volonté d'un amateur américain de volcans, Frank Arvold Perret (voir sa statue réalisée par Henri Marie-Rose à l'entrée du bourg) qui s'était engagé à le céder à la ville après sa mort en 1943.

Un nouveau bâtiment a remplacé l'ancien en 1969. Une salle unique présente toutes sortes de vestiges de la catastrophe montrant la brutalité du phénomène, et détaille la vie quotidienne arrêtée ce 8 mai 1902 vers 8h.

L'horreur est imprimée dans une collection d'objets très ordinaires portant les marques de la catastrophe et dont les déformations surréalistes frappèrent l'imagination des artistes européens.

Picasso et Brassaï étaient sensibles à ces verres fondus et à ces compressions d'objets dont ils possédaient des exemplaires. André Malraux, lors de son passage, s'y arrêta également.

Vous pourrez également y voir du riz pétrifié, un ensemble de verres fondus ou encore la cloche de la cathédrale de l'époque complètement aplatie.

De plus, des photos montrent la ville avant et après l'éruption.

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Musée Frank A. Perret
Musée Frank A. Perret
Musée Frank A. Perret
Musée Frank A. Perret
Musée Frank A. Perret
Musée Frank A. Perret

Musée de la Pagerie

Le Musée de la Pagerie est le lieu de naissance, en 1763, de Marie-Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, devenue impératrice sous le nom de Joséphine de Beauharnais. L’édifice est aujourd’hui un musée qui lui est entièrement consacré.

La visite guidée vous mènera à travers les ruines de l’habitation, détruite par plusieurs cyclones, où vous pourrez découvrir son lit d’enfant, des portraits, ainsi que des lettres que Napoléon lui aurait adressées. Vous visiterez également l’espace d’accueil, le parc botanique, les ruines de la sucrerie, la maison natale, le moulin à canne et la manioquerie (lieu de transformation du manioc).

C’est dans cette maison qu’elle apprit son futur mariage avec Napoléon Bonaparte, qu’elle épousa en 1796. Deux maires des Trois-Îlets ont souhaité rendre hommage à cette figure emblématique née dans la commune : dans les années 1930, le maire Gabriel Hayot lui consacra un premier musée situé près de l’église où elle fut baptisée. Puis, en 1944, le maire Robert Rose-Rosette acquit la propriété où se trouve aujourd’hui le musée.

Pour vous y rendre, dirigez-vous vers la commune des Trois-Îlets. Une fois devant le golf des Trois-Îlets, suivez les panneaux indiquant le Musée de la Pagerie.

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Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie
Musée de la Pagerie

Musée de la Banane

Situé dans un espace vert, le Musée de la Banane se trouve dans la plantation « Limbé », une bananeraie de la ville de Sainte-Marie. Grâce à cette visite, vous ferez un tour de l'histoire de la banane de son introduction dans les Antilles lors de la colonisation au 16ème siècle à nos jours.

Le Musée de la banane présente plus de 65 espèces différentes sur les 300 espèces recensées dans le monde, sur un parcours de près de 4 hectares.

Au cours de cette visite, vous apprendrez également des détails essentiels sur le fruit préféré dans le monde (ses origines, ses techniques d'exploitation, ses différentes utilisations en cuisine, etc...).

Un restaurant, « La Bananeraie », vous permettra de découvrir de nouvelles saveurs à base de banane, bien sûr.

Des expositions y sont parfois organisés sur le thème de la banane.

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Bananeraie au Musée de la Banane
Bananeraie au Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane

Jardin de Balata

S'il y a deux visites incontournables à faire quand on se rend en Martinique, ce sont bien l'Habitation Clément et le Jardin de Balata. C’est en 1982 que Jean-Philippe Thoze, horticulteur, paysagiste et artiste dans l’âme, revient sur les traces de son enfance dans la maison créole de ses grands-parents. De là, naîtra une passion pour la botanique qui va le mener aux quatre coins du monde.

Le jardin, organisé autour de l’habitation familiale à l’architecture créole typique, est le fruit d’une alchimie parfaite entre un retour aux sources et un artiste atypique.

Il ouvre ses portes pour la première fois le 19 avril 1986 et tient son nom de celui des arbres autrefois nombreux sur ces terres. La propriété, acquise par le père de Jean-Philippe Thoze pendant la guerre, n'était alors qu'une simple maison de campagne aux allures de ferme. Par la suite, elle fut revendue à la grand-mère de l'actuel propriétaire qui l'utilisa d'abord comme résidence secondaire puis comme habitation principale pendant sa retraite. À sa disparition, le domaine fut laissé à l'abandon pendant dix ans.

Jean-Philippe Thoze, horticulteur à la tête d'une entreprise de paysagisme, utilisait les lieux délaissés comme stockage pour les plants qu'il avait l'habitude de rapporter de ses nombreux voyages. Puis vint le jour où la famille décida de vendre et c'est tout naturellement à Jean-Philippe Thoze qu'on demanda de défricher. À cette occasion, il redécouvre Balata et en tombe littéralement amoureux.

Il rachète la propriété et, de ce qui était devenu une savane où la nature avait repris ses droits, il crée progressivement ce jardin qui abrite aujourd'hui plus de 3 000 espèces de plantes tropicales.

Pour vous y rendre depuis le Lamentin, prenez la RN5 en direction de Morne-Rouge. Depuis Fort-de-France, prenez la route de Balata en direction du Morne-Rouge.

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Colibris au Jardin de Balata
Colibris au Jardin de Balata
Balisier rouge au jardin de Balata
Balisier rouge au jardin de Balata
Fleur rouge au jardin de Balata
Fleur rouge au jardin de Balata
Plante au jardin de Balata
Plante au jardin de Balata
Ixora rouge au Jardin de Balata
Ixora rouge au Jardin de Balata
Fleurs blanches au jardin de Balata
Fleurs blanches au jardin de Balata
Fleur violette au jardin de Balata
Fleur violette au jardin de Balata
Plante verte au jardin de Balata
Plante verte au jardin de Balata
Plante verte au jardin de Balata
Plante verte au jardin de Balata
Colibris au jardin de Balata
Colibris au jardin de Balata
Mannequins avec tenues traditionnelles à la maison du Jardin de Balata
Mannequins avec tenues traditionnelles à la maison du Jardin de Balata
Plante verte au jardin de Balata
Plante verte au jardin de Balata
Fruits de palmier au jardin de Balata
Fruits de palmier au jardin de Balata
Fleurs roses au jardin de Balata
Fleurs roses au jardin de Balata
Fleurs roses au jardin de Balata
Fleurs roses au jardin de Balata
Nénuphar au jardin de Balata
Nénuphar au jardin de Balata

Distillerie Saint James

Le rhum Saint James serait né à Saint-Pierre-de-la-Martinique en 1765. Dans le plus grand secret, le Révérend Père Edmond Lefébure, supérieur du couvent des Frères de la Charité et savant alchimiste, élabore un alcool blanc d’une qualité encore jamais atteinte. Cette eau-de-vie à base de canne est alors appelée « guildive » ou « tafia », des termes issus de l’expression anglaise kill-devil, utilisée pour désigner les premiers rhums.

En 1763, le roi Louis XV autorise la Martinique à exporter son rhum. À l’époque, la seule destination possible est la Nouvelle-Angleterre — correspondant aujourd’hui aux États-Unis. En 1765, afin d’en faciliter la vente, il est décidé de lui donner un nom à forte consonance anglo-saxonne : « Saint James ».

En 1885, la marque « Saint James » est officiellement déposée, accompagnée de la célèbre bouteille carrée — la première au monde. Ce design innovant permettait un meilleur entreposage dans les cales des navires et réduisait les risques de casse lors des traversées agitées. La même année, Saint James lance son premier rhum, s’appuyant sur la publicité pour asseoir rapidement sa notoriété.

Le 8 mai 1902, l’éruption de la Montagne Pelée détruit la ville de Saint-Pierre ainsi que le site principal de Saint James. L’Habitation Saint James, quant à elle, n’est que partiellement endommagée.

En 1974, toute la production est centralisée sur un site unique à Sainte-Marie, où se trouve encore aujourd’hui la distillerie. L’inauguration officielle a lieu le 23 décembre 1974, en présence de Jacques Chirac, alors Premier ministre.

Un musée a été aménagé à proximité de l’Habitation pour retracer l’histoire du rhum en Martinique, de ses origines à ses évolutions contemporaines.

Aujourd’hui, la distillerie Saint James est toujours en activité. Ses plantations de canne à sucre s’étendent sur près de 300 hectares.

Incontournable : embarquez à bord du « Train des Plantations », un authentique train à vapeur d’époque, pour une balade pittoresque dans le nord atlantique, au cœur des champs de canne et des bananeraies.

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Distillerie Saint James
Distillerie Saint James
Carte indiquant les étapes de la visite à la distillerie Saint James
Carte indiquant les étapes de la visite à la distillerie Saint James
Ancienne machine de fabrication de rhum
Ancienne machine de fabrication de rhum
Ananas rouge à la distillerie Saint James
Ananas rouge à la distillerie Saint James
Entrée de la distillerie Saint James
Entrée de la distillerie Saint James
Boutique de la distillerie Saint James
Boutique de la distillerie Saint James
Panneau du Musée du rhum
Panneau du Musée du rhum
Distillerie Saint James
Distillerie Saint James
Panneau du Musée du rhum
Panneau du Musée du rhum

Le Galion

Ancienne possession de la puissante famille Dubuc, le Galion devient la possession d’un négociant de Saint-Pierre, Eugène Eustache, qui rachète la dette des anciens propriétaires.

Vers 1861, il décide d’en faire une usine car les habitations sucrières ferment les unes après les autres en raison de la concurrence étrangère. L’établissement créé s’appelle « Usine du Galion ». Il rachète les habitations des alentours afin de s’approvisionner directement en canne à sucre sans avoir à en acheter. Progressivement il dispose d’un domaine d’une superficie de 2300 hectares.

Le Galion prospère de la forte demande de sucre au début du 20ème siècle lui permet de réaliser des bénéfices impressionnants.

Cependant à partir de la moitié du 20ème siècle, l’entreprise connaît de grandes difficultés en raison de problèmes de gestion, de la forte baisse de la demande, du coût de production du sucre de canne .

En 1984, l’Usine du Galion est cédée aux collectivités territoriales qui y injectent de l’argent afin de couvrir ses dettes.

Aujourd’hui l’Usine du Galion appartient au groupe Compagnie Financière Européenne de Prise de Participation (C.O.F.F.E.P.) qui est la holding de LA MARTINIQUAISE propriétaire des rhumeries Dillon, Depaz, Négrita, etc. Elle produit toujours du sucre pour le marché martiniquais ainsi que du rhum.

Elle est située sur la N1 entre les villes du Robert et de Trinité.

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Entrée de la l'Usine du Galion
Entrée de la l'Usine du Galion
Entrée de la l'Usine du Galion
Entrée de la l'Usine du Galion
Remorque utilisée lors de la récolte de la canne
Remorque utilisée lors de la récolte de la canne
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion

An Griyav-la

An Grivay-la est une ancienne habitation sucrière qui produisait de la canne à sucre pour alimenter l'usine du Robert.

Aujourd'hui, l'exploitation de 16,5 hectares produit essentiellement de la goyave et possède un jardin avec de nombreux arbres et fleurs. Avec la goyave en Martinique, on fait du jus, des confitures, de la gelée essentiellement.

Vous pourrez déguster tout cela sur place. Mais vous pourrez également découvrir plein d'autres cultures locales. Il est possible d'y passer la journée et d'y déjeuner (dégustation de produits locaux) si vous réservez.

Pour vous y rendre direction le Vert-Pré.

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Goyaviers portant des fruits et des fleurs
Goyaviers portant des fruits et des fleurs
Goyaves coupées en deux
Goyaves coupées en deux

Jardin de la montagne

Situé à gauche de la Montagne du Vauclin, le Jardin de la Montagne offre une magnifique vue panoramique (504 m d'altitude) sur la baie du François. Le jardin bénéficie d'un bio-climat qui a permis à ses propriétaires de créer un superbe jardin floral.

Dans ce site remarquable, les plantes vivrières et les arbres nourriciers familiers sont associés aux richesses de la flore tropicale. Le jardin se développe sur un hectare autour de la maison. On y distingue plusieurs espaces de culture.

Le potager est organisé selon les critères du jardin créole où se côtoient dans un parfait équilibre plantes potagères et arbres fruitiers. Un espace est également consacré aux plantes aromatiques et médicinales.

Dans ce jardin, les espèces florales et ornementales rivalisent par leurs beautés et leurs couleurs : bois de pissenlit, crossanda, bégonia, rose de porcelaine, balisier, alpinia, oiseaux du paradis, bananier d'ornement, bougainvillier et bien d'autres...

Il est possible d'acheter des fleurs sur place.

Pour vous y rendre depuis le bourg du Vauclin, dirigez vous vers la commune de Saint-Esprit et puis tournez à droite vers la D18.

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Panneau d'affichage du jardin de la Montagne
Panneau d'affichage du jardin de la Montagne
Bananes rose au jardin de la montagne
Bananes rose au jardin de la montagne
Cacao au jardin de la montagne
Cacao au jardin de la montagne
Balisier rose au jardin de la montagne
Balisier rose au jardin de la montagne
Hibiscus au jardin de la montagne
Hibiscus au jardin de la montagne

Distillerie Dillon

La distillerie Dillon doit son nom au comte Arthur Dillon, général et héros de la guerre d'indépendance américaine. Il épousa une cousine de Joséphine de Beauharnais, Laure Girardin de Montgérald, propriétaire de l’habitation qui deviendra, par ce mariage, l’habitation Dillon. Élu député de la Martinique en 1789, il est accusé de complot par Robespierre et décapité en avril 1794.

En 1857, l'habitation Dillon est rachetée par le maire de Saint-Pierre, Pierre Hervé, qui restaure le canal et la digue et fait construire une sucrerie, une guildiverie et des voies ferrées. Mais la crise sucrière de 1866 le ruine et la plantation devient une société anonyme gérée par Louis Domergue.

En 1891, un cyclone dévaste l'habitation du 18ème siècle et entraîne la mort de Louis Domergue. En 1900, son fils Raoul la reconstruit à partir d'une maison de Saint-Pierre qu’il fait démonter poutre par poutre, la sauvant ainsi de la catastrophe.

Mais en 1919, un des administrateurs doit se plier à la politique de contingentement et finit par transformer, en 1928, la distillerie en usine à sucre. Administrée par la famille de Laguarigue, l'Habitation Dillon ne recommence à fabriquer du rhum agricole qu’en 1954.

Elle est rachetée en 1967 par la société familiale bordelaise Bardinet : en plus de vingt ans, le Groupe Bardinet va quadrupler sa production annuelle en investissant dans des cuves de fermentation, des colonnes à distiller et un chai de vieillissement d'une contenance de trois mille fûts.

Depuis 1981, le rhum Dillon a régulièrement été récompensé au Concours Général Agricole, confirmant ainsi sa progression qualitative et commerciale aussi bien sur les marchés martiniquais et guyanais que métropolitain, où il détient la première place. Devenue propriété de la société « La Martiniquaise » en 1993, la marque Dillon poursuit sa contribution au rayonnement de l’Appellation d’Origine Contrôlée (A.O.C.) Martinique, obtenue en 1996.

Aujourd'hui, la distillerie Dillon fabrique aussi bien des rhums que des punchs. Lors de la visite, un diaporama vous permettra de voir et comprendre la fabrication et les différentes étapes d'élaboration du rhum agricole, puis une dégustation vous sera proposée.

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Entrée de la Distillerie Dillon
Entrée de la Distillerie Dillon
Entrée de la Distillerie Dillon
Entrée de la Distillerie Dillon