Maison d'Aimé Césaire

La maison d'Aimé Césaire est le lieu où vous pourrez en apprendre le plus sur le poète lors de votre séjour dans l'île. Acquise dans les années 60 pour y résider avec sa famille, elle contient encore de nombreux objets qui ont appartenu à l'écrivain ainsi que des souvenirs qu'il avait précieusement conservés de son vivant.

Le lieu est aujourd'hui un espace d'échanges, de rencontres et d’événements culturels liés à la mémoire d'Aimé Césaire.

Le poète a été Maire de Fort-de-France de 1946 jusqu'en 2001.

Aimé Césaire est décédé le 17 avril 2008, à l'âge de 94 ans. 

Situé dans un quartier résidentiel au 131 route de Redoute à Fort-de-France, le site est classé monument historique. Ce label concerne la maison d'habitation, les dépendances, le jardin, les murs de clôture et le sol de la parcelle.

La maison d'Aimé Césaire fait aujourd'hui partie intégrante du patrimoine martiniquais.

Galerie photos
Maison d'Aimé Césaire
Maison d'Aimé Césaire
Maison d'Aimé Césaire panneau à l'entrée
Maison d'Aimé Césaire panneau à l'entrée
Maison d'Aimé Césaire
Maison d'Aimé Césaire

Habitation Beauséjour

L'Habitation Beauséjour est située à la pointe nord de la Martinique, à savoir la commune de Grand-Rivière. C'est un bâtiment construit au 18ème siècle qui a connu l'évolution de cultures lors de la période esclavagiste. Ainsi, cacao, canne à sucre, banane puis à nouveau canne à sucre se sont succédés dans ses plantations.

Autour de la maison principale datant de 1820, il y a deux autres édifices, le « pavillon du sénateur » construit pour être le bureau d'Amédée Knight, sénateur de la Martinique qui y vivait, et une autre bâtisse qui servait de dépôt, case à eau et d'écurie. Bien plus loin en contrebas se trouve la « rue cases-nègres » qui était l'espace de vie des esclaves puis des travailleurs agricoles.

Le premier propriétaire des lieux fut Chambert Anthoine dit La Rivière, natif d’Agde (Hérault) selon des documents datant de 1671. À cette époque, la surface de l'habitation était d'environ 150 hectares. En 1680, sur la propriété vivaient le maître, son épouse, ses deux enfants et 80 esclaves noirs. Jusqu'en 1928, neuf propriétaires différents se succédèrent comme propriétaires des lieux dont la famille Knight dont le patriarche Amédée Alexis Augustin Knight était un descendant d'un noir né en Martinique. Il était ingénieur de l’École Centrale de Paris et est devenu sénateur de la Martinique en 1899.

Planteur et distillateur à Saint-Pierre, il acquit cette terre au début du 20ème siècle, dans un contexte de crise sucrière où les faillites d’habitations étaient monnaie courante. Malgré cela, l'exploitation connut sous sa direction une étonnante prospérité. Elle passa d’une surface de 136 hectares à 285 hectares et fut dotée d’une distillerie qui produisit un rhum de qualité, le « rhum H.B.S. » médaillé d'or à l'Exposition coloniale de Paris en 1932.

C’est également à cette époque, entre 1900 et 1912 que l’habitation prit le nom de Beauséjour. Quand les héritières d’Amédée Knight revendirent le domaine, en 1928, au « béké » Pierre François Honoré Louis de Lucy de Fossarieu, il s’était encore agrandi de 50 hectares. On continuait à y cultiver la canne à sucre et à produire du rhum, tandis que le cacao déclinait au profit de cultures secondaires comme le maïs, les haricots ou la patate douce. Après la Seconde Guerre Mondiale, la banane prit le relais au profit du rhum dont la production fut arrêtée en 1958.

Pendant plusieurs années, la banane fut la culture majoritaire du domaine avant que la canne ne reprenne le relais depuis plusieurs années.

L'Habitation a été classée au répertoire des Monuments Historiques français en Septembre 1996. Elle produit un rhum de qualité qu'il est possible de déguster lors de la visite.

Pour y accéder depuis Fort-de-France, suivre la N3 jusqu'à Ajoupa-Bouillon puis la N1 direction Basse-Pointe, Macouba, Grand-Rivière, avant l'entrée du bourg entrer sur la gauche.

Les ruines de Saint-Pierre

Au-delà des années, la ville de Saint-Pierre a conservé les traces de la terrible éruption de la Montagne Pelée de 1902. La ville entière détruite par le volcan a été en partie rebâtie sur les ruines laissées par le volcan.

Ces ruines ont soit servi de soubassements aux maisons, soit elles sont encore visibles dans le paysage actuel. La visite des ruines de Saint-Pierre n'est pas aisée étant donné qu'aucune réelle signalétique n'est présente et que la population locale ne connaît pas forcément les symboles des lieux en ruine.

Si vous souhaitez visiter, demandez aux anciens que vous croisez sur votre route qui connaissent en général mieux l'histoire des lieux. Sinon rendez-vous dans l'office du tourisme de la ville où vous obtiendrez une carte retraçant l'histoire des ruines.

Parmi les ruines ne manquez pas des lieux symboliques comme le cachot de Cyparis (prisonnier survivant de l'éruption), les ruines de l'ancien théâtre, l'église du fort, le pont sur la Roxelane (qui a résisté à l'éruption), les ruines du Figuier (anciens entrepôts et magasins) ou encore la rue « Monte au Ciel ».

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Ruines de Saint-Pierre
Ruines de Saint-Pierre
Canons de l'ancien fort
Canons de l'ancien fort
Entrée des ruines de Saint-Pierre
Entrée des ruines de Saint-Pierre
Panneau indicatif du site
Panneau indicatif du site
Petite sirène de l'ancien théâtre de Saint-Pierre
Petite sirène de l'ancien théâtre de Saint-Pierre
Rue devant les ruines
Rue devant les ruines
Panneau indicatif du site
Panneau indicatif du site
Canons de l'ancien fort
Canons de l'ancien fort
Ruines de Saint-Pierre
Ruines de Saint-Pierre

Zoo de Martinique

Situé à proximité de l'Anse Turin au sein de l'Habitation Latouche, fondée en 1643, qui est déjà la terre d'accueil d'un jardin botanique et du Jardin des papillons, le Zoo de Martinique a ouvert ses portes le 17 Juillet 2014.

Singes, jaguars, pumas, loriquets, grands fourmiliers, ratons laveurs... et des centaines d'autres, déjà présents aujourd'hui ou prévus, habitent ces lieux pour votre plus grand plaisir. C'est au milieu des vestiges rénovés de l'habitation Latouche, que les visiteurs peuvent se promener sur un parcours didactique aménagé pour découvrir les animaux et pourquoi pas interagir avec eux comme dans l'une des volières d'immersion du zoo.

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Entrée du zoo de Martinique
Entrée du zoo de Martinique
Entrée du zoo de Martinique
Entrée du zoo de Martinique

Maison du Bagnard

La Maison du Bagnard est une construction de Médard Aribot, un sculpteur martiniquais à son retour de bagne en 1960. Il y aurait vécu jusqu'à sa mort en 1973. C'est une maison en bois ornementé, peinte de blanc et bleu orientée en face du Rocher du Diamant.

Médard Aribot était un sculpteur réputé et talentueux. Il aurait été condamné au bagne à perpétuité. Plusieurs versions sont annoncées pour les raisons de sa condamnation. Selon la population locale et la foule, la raison serait sa sculpture à l'effigie du Colonel Coppens brandie et conspuée par la foule au cours d'une émeute électorale en 1925.

Le Colonel Coppens, de son vrai nom Maurice de Coppens, était le patron de sucrerie au Diamant qui, en 1925, préféra laisser tirer dans la foule plutôt que de risquer de perdre les élections. Plusieurs personnes furent tuées dont le Colonel Coppens lors de cette émeute.

L'autre raison déclarée "officielle" serait les nombreux vols qu'aurait commis Médard Aribot. Après plusieurs années de bagne en Guyane, il est libéré en 1945 suite à la fermeture définitive des bagnes. Il regagne alors la Martinique en 1953 et aurait vécu dans la « Maison du Bagnard » jusqu'à la fin de sa vie en 1973.

La Maignon du Bagnard sera rénovée sous peu après avoir remporté une cagnotte en vue de sa restauration. Elle est classée Monument Historique.

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Maison du Bagnard
Maison du Bagnard
Maison du Bagnard
Maison du Bagnard

Tombeau des Caraïbes

Situé à 5 km au nord de Saint-Pierre, le Tombeau des Caraïbes doit son nom au fait que selon la légende, les derniers Caraïbes auraient préféré sauter de cette falaise et se suicider plutôt que d'être réduits à l'esclavage par les Français.

À proximité se trouve le Mémorial du Tombeau des Caraïbes. La sculptrice Chantal Hippocrate a été inspirée de cette légende et sculpté 34 totems du nombre de commune de la Martinique et les a placé autour d'un rocher peint en blanc. Sur ces totems, ont été inscrits des dédicaces poétiques.

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Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes