Tombolo
Le « Tombolo » est une large bande de sable formée par les courants marins qui permet de relier l'îlet Sainte-Marie à la commune à pied. Attention,…
Sainte-Marie joue un rôle clé dans la préservation de la culture martiniquaise, notamment comme berceau du bèlè. Hérité des esclaves africains, ce genre musical repose sur un dialogue entre la voix du maître, les danseurs et le tambour. L’artisanat y est également mis en valeur, avec une vannerie qui perpétue des savoir-faire traditionnels. À cette richesse culturelle s’ajoute un atout naturel : l’îlet Sainte-Marie, accessible à pied lorsque les courants le permettent. La ville est aussi reconnue comme capitale historique du rhum et de la banane.
Sainte-Marie est une commune du nord-Atlantique de la Martinique. Elle est située au nord de Trinité et du Gros-Morne et à l'est du Marigot.
La commune de Sainte-Marie doit son nom à son fort qui est érigé en l'honneur de la Vierge Marie et en référence au prénom de la femme du premier gouverneur de l'île Jacques Dyel du Parquet. Il donne son nom à la paroisse de Sainte-Marie en 1658.
Avant 1658, Sainte-Marie était un lieu fort de peuplement. Selon certains archéologues, c'était la capitale des Caraïbes comme en attestent les vestiges archéologiques retrouvés à Lassalle et à Petite Rivière Salée. On y trouvait du roucou, plante avec laquelle les Indiens s'enduisaient le corps pour lutter contre les piqûres de moustiques.
L'artisanat (poterie, vannerie), la pêche ainsi que la culture du manioc et de la patate tenaient une grande place dans la vie des Caraïbes. Ces activités ont perduré et ont été préservées dans les quartiers de la ville.
Après l'arrivée des Européens dans l'île, les Caraïbes fuient dans la partie atlantique et sont ensuite chassés de l'île. Les Européens s'installent progressivement dans la partie est de l'île. Une agglomération se forme sous le nom de Fort Sainte-Marie en l'honneur de la Sainte-Vierge, d'où le nom de la commune.
Le Fonds Saint-Jacques est donné en concession aux religieux Dominicains par Madame Du Parquet. Le père Boulogne, supérieur des Dominicains et principal artisan de la victoire des colons, est récompensé par Madame le Gouverneur de cette vaste propriété baptisée « Fonds Saint Jacques » en mémoire du gouverneur.
Au départ, Fonds Saint Jacques était un monastère. Il devient une habitation sucrerie sous l'impulsion du Père Labat.
Sainte-Marie se développe progressivement grâce à l'augmentation progressive de sa population. Le développement de Fonds Saint-Jacques n'est pas étranger à l'évolution de la ville. Sa réussite, il le doit au Père Labat qui avait trouvé un établissement complètement délabré et en avait fait une sucrerie. L'Habitation Fonds Saint Jacques ne tarde pas à devenir l'habitation monastique la plus célèbre des Antilles.
À cette époque, la Martinique connaît une période de prospérité sans précédent.
Entre 1744 et 1782, la Martinique sous occupation anglaise voit son activité économique ralentir. Suite à la Révolution Française, les biens du Clergé sont nationalisés sauf l'Habitation Saint Jacques qui reste aux mains des religieux.
En 1833, Sainte-Marie est touchée par une révolte d'esclaves qui secoue le nord de l'île. Cette révolte avait démarré au Lorrain à l'Habitation de Grande Anse. Jean-Baptiste Agricole, le chef de file, est condamné à mort.
En 1836, la population de Sainte-Marie est évaluée à 4 854 habitants et représente bien la démographie de l'île avec 80% d'esclaves noirs mais les blancs minoritaires qui dominent l'économie.
En Mai 1848, Sainte-Marie ne prend pas part aux événements amenant à l'abolition de l'esclavage.
Après l'abolition de l'esclavage, la Martinique reste une colonie française et la situation des Noirs reste très précaire. Les luttes sociales se multiplient dans les hameaux de la ville, Bezaudin, Pérou, Morne-des-Esses, etc...
Le 31 Octobre 1901, Joseph Lagrosillière, fondateur du groupe socialiste en Martinique, prononçait un discours mémorable au quartier Morne-des-Esses qui débouche sur la création du premier syndicat agricole de l'île.
Joseph Marie Lagrosillière est élu député de la 3ème circonscription de la Martinique de 1910 à 1924 et de 1932 à 1940. Par la suite, il se présente aux élections municipales de Fort-de-France et est battu par Aimé Césaire.
Après la loi de la départementalisation de 1946, l'économie sucrière de Sainte-Marie décline avec la fermeture de plusieurs usines de la Martinique.
Malgré le déclin de l'économie agricole dû à la fermeture de nombreuses usines sucrières, l'agriculture reste la première activité économique de la ville de Sainte-Marie. La canne reste importante notamment avec la présence de la distillerie Saint-James.
La banane est également très importante à Sainte-Marie qui possède le Musée de la Banane.
Le tourisme culturel est également développé avec la présence de plusieurs lieux de l'histoire de l'île ou ayant préservé la tradition (Maison du Bèlè, Musée du Rhum, la vannerie Paille Caraïbe et bien sûr l'Habitation Fonds-Saint-Jacques).
La commune attire les randonneurs et les amoureux de la nature avec la présence de l'incontournable Tombolo mais aussi de nombreux sentiers de randonnée et de deux forêts aménagées.
Les principaux quartiers de la commune sont Anso, Bagou, Bassin Noir, Belle Étoile, Bellevue, Bezaudin, Bois Jade, Bois Neuf, Bon Air, Bonneville, Cadran, Cannelle, Châtaigne France, Chertine, Citron, Clair Plessis, Clauzel, Derrière Morne, Desroses, du Morne Lacroix, Duchamp, Épineux, Eudorcait, François, la Bambouseraie, la Charmeuse, la Ferme, la Gaoule, Lucon, Macroix, Mazière, Merveilleuse, Morne Élie, Mornes à Roches, Mounzy, Pain de Sucre, Pérou, Plaisance, Ransay, Reculée, Rivière Canaris, Rivière Romanet, Robin, Saint Aroman, Spourtoune, Tenos, Trou Mangouste et Union.
Le « Tombolo » est une large bande de sable formée par les courants marins qui permet de relier l'îlet Sainte-Marie à la commune à pied. Attention,…
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