• Deux hommes se serrant dans les bras

    Les proverbes créoles martiniquais

Née dans la première moitié du 17ème siècle, la langue créole est une mosaïque d'une extraordinaire richesse. Aux legs amérindiens sont venus s'ajouter les dialectes des colons français, des Noirs d'Afrique de l'Ouest et, plus tard, des Coolies d'Inde ou de Chine. Les proverbes créoles, contrairement à une idée reçue, ne sont pas des paroles du passé, des « pawol an tan lontan » (paroles du passé) comme on dit en Martinique. Le proverbe est immortel, éternel, et indispensable. Comme on dit en Martinique : « Pa konnet mové » (Il est mauvais de ne pas savoir). Cliquez sur le titre pour lire la moralité.



N'aies pas peur de donner de la charge à porter à la bourrique en la regardant.
L'apparence n'est pas à prendre en compte : quelqu'un de petit peut avoir une force considérable.

Il ne faut jamais compter les œufs dans le cul de la poule.

Il ne faut pas tirer des plans sur la comète.

Ne pas connaître est mauvais.
Il est important de s'instruire, d'acquérir des connaissances.

Il ne faut pas compter sur les yeux des autres pour dormir.
Il ne faut compter que sur soi-même.

"Pardon" ne guérit pas les bosses.
Certaines fautes sont irréparables.

Qui est le père des enfants, seule la mère le sait.
Il n'y a pas de plus grand secret que la paternité.

Parole dans la bouche n’est pas charge.
Engagement verbal n’est pas engagement. Une parole ne possède aucune valeur véridique, seuls les actes comptent.

Plus tu es nu, plus les chiens te traînent.
Un malheur n'arrive jamais seul.

Ce qui est le plus proche de l'église, c'est le clocher.
S'emploie de manière générale pour désigner des lieux ou des personnes proches.

Plus tard, plus triste.
La roue tourne : si l'on se porte bien aujourd'hui, demain tout peut être différent.